Essais dynamiques Les voitures autonomes en France

Essais dynamiques : Les voitures autonomes en France

Et si dans le futur, les voitures pouvaient circuler sans que vous n’ayez à conduire ? C’est justement le concept des voitures autonomes, piloter automatiquement par une intelligence artificielle et ne requérant aucune (et on dit bien aucune) intervention humaine. Réalité ou fiction ?

En fait, en 2019, les voitures autonomes relèvent plus de la réalité que de la fiction en France. Non, ce n’est plus l’apanage exclusif des Etats-Unis ou de la Chine. Les essais de toutes sortes battent de leur plein sur tout le territoire français, des essais dynamiques, progressifs pour atteindre des résultats palpables dès 2022.

Explication sommaire du concept de la voiture autonome

Une voiture autonome, c’est quoi exactement et pourquoi la France y apporte tellement d’intérêt ? Il s’agit d’une voiture dotée de divers capteurs (radar, caméra et capteur laser). Ceux-ci lui permettront par la suite de se situer par rapport à son environnement extérieur (les autres véhicules, les piétons, les marquages au sol et signalisation de tous types).

Ce dispositif travaillé depuis les années 70 est plus que jamais stratégique pour les pays – dont la France pour trois raisons majeures :

  • Il améliorera la sécurité routière, dans la mesure où la conduite ne sera plus conditionnée par l’état d’ébriété et l’état d’esprit du chauffeur ;
  • Il est apte à fluidifier le trafic en milieu urbain grâce à la possibilité de communication inter-véhicules ;
  • Il contribue au bien-être citoyen, moins stressé par le fait de conduire et désormais libre de vaquer à d’autres occupations sur les routes.

La France : un ton prononcé en faveur des voitures autonomes

Les voitures autonomes ont, sans conteste, fait une entrée fulgurante en France : un appui gouvernemental en leur faveur, proclamé par la Ministre en charge des transports, Elisabeth Borne qui donne le feu vert d’un essai massif des voitures autonomes sur le sol Français.

Depuis, les essais se généralisent, concernant tous les grands constructeurs automobiles présents en France dont Renault, PSA et Valeo. En 3 ans, ces essais ont aussi affiché un dynamisme frappant :

  • des essais en usine, on assiste aujourd’hui à des essais de voiture autonome sur la voie publique et même en plein cœur de Paris, à Teqmoville. Il s’agit d’une ville fictive spécialement dédiée à la simulation de circulation des voitures roulant à l’intelligence artificielle ;
  • en partant des tests indépendants de la technologie liée aux voitures autonomes, les essais touchent désormais l’évaluation de leur futur usage et doivent déboucher à une démonstration d’efficacité à présenter au grand public ;
  • la procédure à exécuter pour pouvoir faire les essais est dorénavant plus accessible. Il faut demander une autorisation temporaire nommée « W garage » auprès du Ministère des transports. Celle-ci est valable pour 2 ans, avec des améliorations possibles (extension de la durée de l’autorisation, du nombre de voitures autonomes concernées,…).

Les voitures autonomes en France

Les chiffres sur le dynamisme des essais de voitures autonomes en France

En gros, le dynamisme des essais de voiture autonome est attesté par ces quelques statistiques :

  • 200 millions d’euros d’investissement pour les voitures autonomes, obtenus grâce à une collaboration entre le public et le privé ;
  • 5 ans d’essais décrétés par le gouvernement, soit des résultats palpables d’ici 2022 ;
  • Pour 2019, 16 expérimentations sur 16 véhicules ont eu lieu, concernant 3 types de voitures autonomes à venir (des voitures individuelles, des voitures collectives et des voitures autonomes de transport de marchandises). Ces essais ont fourni des données sur un million de kilomètres parcourus en tout ;
  • 70 autorisations « W garage » ont été délivrés par le Ministère des transports depuis 2017 ;
  • Il y a désormais plus de 2000 km de routes ouvertes aux essais sur les voitures autonomes en France ;
  • La première navette autonome est attendue plus tôt, en 2020 au lieu de 2022 selon le projet de loi sur l’orientation des mobilités ;
  • Selon une enquête menée par le Cabinet Oresys, ¾ des Français seraient pros-voitures autonomes.

 

Aujourd’hui, les voitures autonomes appartiennent donc bel et bien à la réalité française. Les tests divers brillent par leur dynamisme, là où d’autres pays comme la Corée affichent une réticence, affirmée par la voie législative. En France, l’outil est là, quasiment prêt à être utilisé. Néanmoins, les mesures d’accompagnement doivent aussi se faire engrainer dans ce dynamisme – pour ne pas ralentir le processus. Il en est ainsi de la législation sur les voitures autonomes, en particulier le régime des responsabilités et des assurances en cas de dommages. L’état général des routes ainsi que les signalisations, surtout au niveau des communes rurales, doivent également être pris en compte pour ne pas fausser les informations recueillies par l’intelligence artificielle.

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